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Sylvie Asselin
Extrait
La face cachée de la bible
Tout ce que l'on ne vous a pas dit !
Chapitre 4 - Mon enfance - L’école des scribes
J’ai du partir très tôt du nid familial pour trouver subsistance. Sur les conseils de ma mère, je me suis inscrit à l’école des scribes. On m’assurait subsistance en échange d’un enseignement religieux. Quoique guère fervent de religion, j’ai débuté les cours à l’âge de quinze ans.
Je n’étais pas un élève modèle. Je contestais constamment les écrits pour leur irrégularité et je désirais tant obtenir des explications. J’ai posé de nombreuses questions sur les acquis des scribes. Que d’étonnements devant tant de convictions sans validations.
Ces questionnements m’ont causé beaucoup de torts. Combien de fois, j’ai dû nettoyer le temple, la salle de lecture, les latrines. Loin de me décourager, ces corvées m’ont aidées dans la motivation de la quête de la foi. À travers ces gestes répétitifs, je me reconnectais à mon essence, à ma source. Que de vérités, que de conscience se sont acquises.
Le découragement était perceptible chez les scribes et davantage chez les apprentis. Pourtant, cette quête de vérité était si importante, si passionnante, si violente, que je ne pouvais me résigner à l’arrêter.
Mon plus grand entêtement était envers cette affirmation : le grand retour du messie. Comment pouvait-on affirmer son retour ? Et surtout pourquoi devions-nous attendre son retour avant de vivre notre vie ? Tout n’était que calvaire et difficultés tant que le messie n’allait pas revenir.
Le parcours de la Galilée
J’ai quitté l’école des scribes à dix-huit ans. J’ai parcouru la Galilée afin de donner un sens à Ma vérité. Mon mental m’a souvent joué des tours. Je me suis laissé emporter par sa vision des choses, par ses perceptions fausses de la réalité. Il va sans dire que j’ai vécu moi aussi des cheminements.
Lorsque je me suis emporté contre les pharisiens , j’ai démontré une totale absence de maîtrise de mes émotions issue de ma perception fausse de la réalité. J’étais en colère parce que ces gens croyaient détenir la vérité, notre vérité à chacun d’entre nous. Je voulais leurs démontrer comment la colère de Dieu pouvait rendre justice.
Je me suis trompé car ces pharisiens avaient leur raison d’être. Par leur attitude, ils forçaient l’être humain à se retrouver, à contacter à nouveau sa spiritualité. C’était donc un cadeau envoyé par Dieu, par l’énergie suprême. Ce Dieu qui est énergie et lumière.
Croire que la colère rendait justice, c’était croire que mon ego était suffisant pour rendre justice à ce que moi je percevais comme une justice. Cette colère exprimée envers ces pharisiens prenait sa source en moi. Ce n’est pas tant envers eux que j’avais de la colère mais bel et bien envers moi car j’avais cru en eux. Tout au long de mon enfance, j’ai cru qu’ils détenaient la vérité. Ils m’ont menti. Seul moi connais ma propre vérité. Comme je leurs en ai voulu de me faire croire une telle chose. Mais la colère devait se transformer tôt ou tard.
-Retour-
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