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Après avoir été sauvée in extremis des eaux glaciales d'un lac de la Nouvelle-Écosse avec son fils de 4 ans, Shelley a entrepris d'organiser une méditation planétaire le 17 juillet prochain. Pari céleste. De nombreux médecins se sont penchés sur le cas de Shelley et de son fils, Evan, déclarés morts après avoir passé respectivement 22 et 30 minutes sous l'eau, sans pouvoir comprendre comment ils sont revenus à la vie et en pleine forme.
• Shelley, donnez-nous les détails de l'accident. Le 14 novembre 2002, j'allais re-conduire mon fils, qui voulait jouer chez un ami, quand ma voiture a fait de 1'aquaplanage sur le pont avant de basculer dans le lac et de couler à pic jusqu'au fond. J'avais beau essayer d'ouvrir les vitres et les portes, rien a faire, nous étions prisonniers.
• Comment avez-vous réagi? J'ai une formation de sauveteur et je fais de la plongée sous-marine, alors, sur le coup, je n'ai pas paniqué. J'étais certaine qu'une fois que 1'auto se viderait de son air, on pourrait ouvrir les portes. Avant que la voiture ne se remplisse d'eau, j'ai dit a mon fils: «Prends une grande respiration, maman va te sortir de là.» Je 1'ai agrippé par sa veste, et lorsque nous étions submergés, j'ai tenté par tous les moyens d'ouvrir les portes, mais sans succès. La, j'ai paniqué !
• Quel a été votre premier réflexe? J'ai poussé mon fils au fond de la voiture, ou je croyais qu'il restait de 1'air, et j'ai continué à forcer les portes jusqu'à ce que je ressente le besoin de respirer. Quand 1'eau est entrée dans mes poumons, c'était comme du feu. Je savais que j'allais mourir, mais je voulais prendre mon fils dans mes bras avant, pour ne pas qu'il croit que je 1'avais abandonné. Tout à coup, j'ai entendu dans mon oreille droite une voix majestueuse m'ordonner de ne pas paniquer, et me dire que si je paniquais, je me noierais!
• Facile à dire! Exactement ce que j'ai répondu: «No shit, Sherlock!» Je ne croyais pas en Dieu à cette époque, et je ne réponds pas bien aux ordres. Alors, la voix s'est faite plus douce, pleine d'amour, comme une mère qui calme son enfant. On m'a demandé de m'abandonner à 1'eau, que nous allions être sauvés, mon fils et moi, si j'avais la foi et si je suivais leurs instructions.
• Avez-vous réussi à vous abandonner? J'ai complètement arrêté de me débattre et je me suis laissé mourir, tout simplement, sans ressentir la moindre angoisse.
• Que vous a-t-on raconté de la suite des événements? Le premier miracle s'est produit quand deux hommes accompagnés d'un ami ambulancier ont vu que ma voiture venait de plonger dans le lac. Ils ont sauté dans 1'eau, et mis 15 minutes à me sortir de 1'auto. Puis, 1'ambulancier a pratiqué des manoeuvres de réanimation, pour finalement déclarer à ses amis que j'étais morte. Ses paroles m'ont fait me redresser d'un coup et crier: «Sortez mon fils de l'auto!»
• Ils ne savaient pas que votre fils y était encore prisonnier? Non, ils ne 1'avaient pas vu. Le deuxième miracle s'est produit quand un autre homme a aperçu une carrière de roches, non loin, ou il pouvait emprunter un camion et sortir la voiture de 1'eau. Quand ils ont sorti mon fils du lac, son petit corps était tout bouffi, rempli d'eau et de sang. II a tout de même été conduit à l'hôpital, où les médecins nous ont déclaré qu'il n'y avait plus rien à faire, qu'il fallait le débrancher. Au mieux, il resterait légume toute sa vie, sous respirateur artificiel.
• Qu'est-ce qui vous a fait douter de leur pronostic? Je suis sortie dans le corridor pour dire à «la voix» qu'on m'avait promis de sauver mon fils. À ce moment, j'ai eu la vision d'une sorte de chaudière dans laquelle reposait un filet d'argent. On m'a fait comprendre que je devais remplir cette chaudière d'énergie pour Evan. Je suis rentrée dans la chambre et j'ai vu les auras de tout le personnel médical. Je n'avais jamais vu d'aura auparavant!
• Que deviez-vous faire exactement pour sauver votre fils? Je devais faire défiler des gens qui aimaient mon fils pendant 72 heures dans sa chambre pour reconstruire son aura. Chaque personne devait lui donner de 1'amour et le toucher, 20 minutes à la fois, pour ne pas épuiser les donneurs. Les médecins trouvaient cette pratique peu orthodoxe, mais ils ont respecté mon choix. Au bout de trois jours, une de mes amies est venue me chercher en criant: «I1 a ouvert les yeux!»
• Est-il parfaitement rétabli aujourd'hui? Les médecins ont continué de dire qu'il resterait légume. Mais au bout de trois semaines, Evan est sorti de 1'hôpital, sans aucune séquelle. Pendant son hospitalisation, huit médecins de partout au Canada sont venus l'examiner pour comprendre ce qui s'était passé, mais ils ne m'ont jamais demandé ce que nous avions fait!
• Vous organisez une méditation planétaire pour le 17 juillet. Pendant que j'étais morte, des êtres de lumière m'ont donné des instructions et, même si je ne voulais plus rien savoir après être retournée chez moi avec mon fils, j'ai continué à entendre «la voix». On m'a demandé d'organiser une méditation aux quatre coins de la planète à 11 h 11, heure de Greenwich (7 h 11 au Québec), pour soigner la terre et rehausser son champ d'énergie, un peu comme on 1'a fait avec mon fils. Plus de 800 équipes, dans le monde, travaillent à l'organisation de cet événement, bénévolement.
PAR FRANCE GAUTHIER onnemeurtpas@yahoo.ca Article publié dans le magazine LA SEMAINE / 21 avril 2007
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